Business school

Choisir sa business school

Le paysage français compte une trentaine d'écoles de commerce reconnues et beaucoup d'établissements qui en empruntent le vocabulaire. Choisir suppose donc d'abord de savoir lire ce qui est publié, classements, taux d'insertion, salaires de sortie, et de connaître les limites de chacun de ces chiffres.

Ce que mesurent les classements

Les classements de presse combinent des indicateurs pondérés : sélectivité à l'entrée, salaire de sortie, part d'étudiants internationaux, corps professoral permanent, publications de recherche, accréditations. Les pondérations diffèrent d'un classement à l'autre, ce qui explique qu'une même école se retrouve dixième ici et vingtième ailleurs.

Deux biais méritent d'être connus. Le salaire de sortie dépend fortement du secteur d'embauche : une école tournée vers la finance affichera mécaniquement des salaires supérieurs à une école tournée vers le marketing ou l'associatif, sans que la qualité pédagogique soit en cause. Et les données sont déclarées par les écoles elles-mêmes, à partir d'enquêtes dont le taux de réponse est rarement publié en évidence.

Le classement reste utile pour situer un groupe d'écoles ; il l'est beaucoup moins pour départager deux voisines.

Les spécialisations, et où elles mènent

La finance d'entreprise et les marchés mènent aux directions financières, au conseil en transaction, à la banque d'investissement : sélectifs, rémunérateurs, exigeants en quantitatif. L'audit et le contrôle de gestion offrent le débouché le plus régulier et servent de tremplin, un passage en cabinet reste une porte d'entrée classique vers l'entreprise.

Le marketing et la communication attirent beaucoup et recrutent moins : c'est la spécialisation où l'écart entre candidatures et postes est le plus grand, et où l'alternance fait la différence. Les ressources humaines se professionnalisent fortement, entre droit social et systèmes d'information. La logistique et les achats, moins demandés, offrent des débouchés solides et des rémunérations sous-estimées. L'entrepreneuriat et les systèmes d'information, enfin, ont pris une place croissante dans les maquettes.

La question de l'international

Un échange d'un semestre, un double diplôme, un stage à l'étranger : les trois n'ont pas la même valeur. Le double diplôme engage deux établissements et se voit sur un curriculum vitae ; l'échange simple compte moins que ce qu'on en a fait. Le critère pratique est le réseau de partenaires : le nombre d'universités partenaires importe moins que leur qualité et le nombre de places réellement ouvertes chaque année.

formation à distance

Formats souples : alternance, à distance, formation continue

L'alternance s'est généralisée jusque dans les programmes grande école. Elle règle la question du financement et donne une expérience continue ; elle supprime en revanche la disponibilité pour un échange long et pour la vie associative, qui font aussi partie de ce qu'on vient chercher.

Les formations à distance et les programmes de formation continue s'adressent à des actifs. Ils sont éligibles à des dispositifs de financement de la formation professionnelle, et leur reconnaissance dépend, là encore, du visa ou du titre enregistré, pas du nom de l'école.

Trois vérifications avant de s'engager

Le diplôme est-il visé par le ministère, et confère-t-il le grade de master ? L'école détient-elle au moins une accréditation internationale ? L'enquête d'insertion précise-t-elle son taux de réponse et la date de mesure ? Trois réponses claires suffisent à écarter l'essentiel des mauvaises surprises, et une école qui ne répond pas clairement à ces trois questions a répondu à la question qu'on se posait.

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